TEXTES

Artiste autodidacte, j’ai une pratique transdisciplinaire, un dialogue entre le corps et la Nature, évoluant de l’image (photographie et collages) vers le volume immersif (sculpture, installation, land-art) et le mouvement (performance, spectacle).

 

En-deça du mental, j’utilise les sens pour créer un contexte qui relie l’intériorité et l’extériorité.

Le cœur contre la terre

Le végétal a précédé l’animal.

Les arbres ont précédé les humains.

Ils ont été nos alliés pour nous chauffer, bâtir, se nourrir.

Silencieux, immobiles ?

Nous l’avons cru avant que l’on découvre que les arbres parlent entre eux et que leur géographie d’influence est bien plus large que cette immobilité rassurante.

De l’arbre nous voyons le feuillage, la ramure qui s’étend comme autant de bras d’une déesse indienne … Généreux de ses perchoirs, nouvelles parcelles pour recevoir des nids sans qu’aucun oiseau ne dépose jamais de permis de construire.

Mais qui sait que l’arbre, en écho à sa vie céleste, mène une vie sous-terraine dans l’entrelacs de ses racines.

Là aussi on vit, par milliards … De là aussi on parle, on échange, on communique …

Si l’on faisait la psychanalyse de l’arbre, c’est en interrogeant cet invisible sous-terrain que l’on pourrait le connaître le mieux.

De quelle terre est-il ? 

Parle-moi de ta terre je te dirai qui tu es …

 

Si j’aime tant la démarche de Marie Gueydon de Dives c’est parce qu’elle ambitionne de nous faire regarder ce que l’on ne voit pas. Elle le fait avec humilité, avec discrétion car elle sait que l’arbre n’attend plus grand chose des hommes. Ne doutons pas que nos platanes, nos chênes et nos grands pins, savent le sort que nous avons réservé à leurs cousins brésiliens, malaisiens ou congolais.

Mais l’artiste sait qu’on ne voit bien qu’avec le cœur.

Alors Marie essaye quand même de raconter l’invisible. Comme lorsqu’elle avait travaillé à même l’écorce des grands platanes du parc de Fan, où l’or de ses céramiques n’avait pour intention que d’enluminer l’archipel dessiné par l’arbre lui-même sur son tronc. Elle attire désormais notre regard vers le sol.

Nous qui regardions toujours l’arbre la tête relevée, le regard tourné vers le haut, elle nous invite à le baisser, à nous agenouiller pour tenter d’effleurer un peu de l’univers invisible, mystérieux et sous-terrain auquel nous ne prêtons pas attention.

Tel le sang qui coule dans nos veines et que l’on ne voit jamais, autrement que lorsqu’on se coupe, les racines de l’arbre ne se donnent à voir que lorsqu’on l’arrache !

 

Marie Gueydon de Dives cherche à dire l’énergie. Les racines, mises à la lumière deviennent alors de porcelaine blanche. Fragiles …

En nous ramenant au sol, prolongeant à l’air libre la calligraphie sous-terraine écrite du bout des arbres, Marie nous invite à ressentir combien la vie bat lorsque l’on pose son cœur contre la terre.  

Nous sommes DE la nature.  Si nous l’oublions, que nous ne prenons pas soin de cette fine couche d’humus de quelques centimètres dont toute la vie dépend, nous ne serons plus très longtemps …

 

Eric de Kermel, en connivence

avec Marie Gueydon de Dives, avril 2020

 


INSTALLATIONS

Marie Gueydon de Dives présente une série d'installations « qui  dialoguent directement avec le monde de la nature par leur localisation, par les matériaux utilisés et par l'emploi limité de techniques autres qu'artisanales.

Ce sont des œuvres qui tirent parti des ressources d'un lieu, des caractères spécifiques d'un site, ainsi que des processus de croissance et des phénomènes spontanés et accidentels. Elles interrogent notre sentiment de la nature, mettent en cause notre sensibilité et nos préjugés pour suggérer une approche de l'environnement naturel moins conflictuelle et négligente, plus douce et bienveillante.

(Elle convie le spectateur) à faire l'expérience significative d'espaces surprenants, de matériaux bruts, d'odeurs pénétrantes, qui ouvrent de nouveaux axes de réflexion sur la relation que notre civilisation et chacun d'entre nous entretiennent avec la nature. Il est question dans ces réalisations d'écologie, de paysage et d'environnement, abordés avec les moyens de l'art : peu de messages directs, donc, mais une forte capacité à proposer de nouvelles approches, en liaison avec la psychologie, la sensibilité et la culture de l'homme contemporain. »

 

Avec l'aimable autorisation de Alessandro Rocca.

Architecture naturelle. Ed. Actes Sud, 2007 

DEsign

« Marie Gueydon de Dives est une jeune DESIGNER que nous avons décidé de soutenir au sein de notre galerie d'art contemporain. Ses objets et pièces de mobilier associent l'intelligence de l'environnement à une esthétique gracieuse et empreinte d'une apparente fragilité (…). Elle travaille nos sens avec délicatesse, via une proposition alliant esthétique visuelle et sensuelle (…). »

 

Galerie Nathalie Fiks, 75009 Paris, 2009

CHIC ART FAIR, 2010, Concours Section Design, Cité Internationale de la Mode et du Design, 75013. 


CATALOGUES

 

2021

Éloge de l’Arbre, Château Le Plaisir, catalogue d’exposition

2020

Solargil, partenaire projet DELTA, catalogue

2019

Et-corps-ce // Tree-barks, Installations et sculptures, auto-édition, 60 pages

2018

Pluri’Elles, catalogue d’exposition, Office culturel d’Uzès

Céramique 14, catalogue d’exposition

2016

Art et Nature, Bambouseraie de Prafrance, Générargues, catalogue d’exposition

2015

Mush-rooms // Champignons, Sculptures, auto-édition, 66 pages 

 

 

 


presse

 

2021

« Un éloge de l'arbre et de l'art », Midi Libre - juin

« Le château d'Aramon et le Chateau Le Plaisir ouvrent leurs jardins », Midi Libre - mars

« L’architecture du vivant, quintessence de ses recherches », Midi Libre - mars

« Ses lichens révèlent un monde fascinant », Midi Libre - mars

« En Camargue, guidées par la matière », Midi Libre - mars

2020

« Emaux naturels couleur Camargue », La Revue de la Céramique et du Verre - juillet

« En Camargue performance en huis clos pour M.Gueydon de Dives et I.Doblas-Coutaud », Artistes d’occitanie - mai

2019

« MiNuit Blanche décline l’art », Photo de couverture, Le Républicain d’Uzès - septembre

« Champignons géants », La Revue de la Céramique et du Verre - juillet 

2018

« Au pied des Cévennes, la sublime renaissance du Jardin des Oules » Le Figaro - juillet

« Dans le monde de Marie », Le Républicain d’Uzès - mai

« Interview » Radio Fuze - mai 

2016

« Interview » Bambouseraie, Journal régional France 3, juin

        « In-situ : un jardin pour les enfants », Jardin médiéval, Midi-Libre - juillet

         « Interview » Radio Fuze, mai

« Trois femmes invitées d'honneur », Bambouseraie, Midi-Libre - janvier

Placement Produits : Campagne Décoration (Décembre), Côté Maison 

2015

« Terralha en fête à Saint-Quentin », photo d'installation Alice, Midi-Libre - juillet 

2014

Placement Produits : Maison et décors - février

2013

« En arrivant d'Italie, la famille Gide s'est installée sur la commune », Midi-Libre - août

« Chemin d'art, Les Témoins », Midi-Libre - juillet

Placement Produits : Maison et décors - juin 

2011

Photo de couverture, Est Magazine - mai 

2010

« Dossier »  Atelier Camino, IDEAT - mai
« Interview »  Atelier Camino, Archi à Vivre - janvier

Pas à Pas création, « Interview/Dossier », Brocante

Placement Produits : Mailles Magazine - mai 

2009

Pas à Pas création, ELLE Magazine - décembre

Placement Produits : PlateformMag - novembre